Editorial Anwarock

Photo Anouar El Fakiri

 

 

 

La voix rock de la radio!

 

Découvrez le regard d'Anouar sur l'actualité, pour une vision très rock des événements. Pas de place ici pour la sensure, c'est de sa plume bien aiguisée qu'il signe d'un A comme Rock 'n' roll.

Et pour donner la parole à tous à vous les commentaires!

 

ven.

05

juin

2015

Les fans de metal sont les plus loyaux!

J'aime le metal, radio Maroc

 Les amoureux de la musique heavy metal sont les plus loyaux selon une nouvelle étude de Spotify. Le site musical a identifié certains artistes et calculé le nombre de fois où les fans revenaient vers eux! Parmi les divers genres musicaux, le heavy metal arrive en tête, basé sur les groupes: Metallica, Slayer, Judas Priest, Iron Maiden, Sepultura, Pantera, Cradle Of Filth et Anthrax!
 Bob Lugowe, directeur de la promotion et des nouveaux médias du label Relapse Records déclare: "Que ce soit avec une veste remplie de patch de leur groupe préféré, ou en achetant chaque vinyle de leur album préféré, en se faisant tatouer la mascotte de leur groupe, ou en parcourant de grandes distances pour suivre plusieurs concerts, les fans de metal sont très dévoués à leur groupe et au Metal en général".
 Les fans peuvent aller très loin dans leur passion. Un suédois, Roger Tullgren, 42 ans, a consulté de nombreux médecins pour faire constater son addiction à cette musique, l'handicapant au quotidien même dans son travail. "Ça fait 10 ans que j'essaie de faire constater ce handicap" a déclaré Tullgren, qui assistait à plus de 300 concerts par an!

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ven.

22

mai

2015

Étude sur l’intelligence des paroles, le rock mal classé!

Étude intelligence paroles radio rock

 Le site Seatsmart vient de partager une étude sur l’intelligence des paroles des chansons en se basant sur des outils d’analyse d’écriture, comme l’index Flesch-Kincaid pour obtenir sur la base de la population américaine, une moyenne du niveau de lecture pour un texte donné!
 L’auteur de l’étude, un certain Andrew Powell-Morse a ainsi obtenu un algorithme lui permettant d’obtenir diverses données d'après un texte, comme le niveau d’étude nécessaire, le nombre de mots et autres... Du coup, 225 chansons dans quatre sets de données différentes ont été analysées, à partir d’une liste des numéros 1 du classement Billboard pour la pop, la country, le rock et le hip-hop sur chaque année!
Andrew Powell-Morse mentionne cependant que les données ne prennent pas en compte le sens d’une chanson, les métaphores, la manière dont les mots se relient à l’histoire personnelle de l’artiste pour obtenir un sens plus profond mais en résumé, cette étude révèle que:
- L’intelligence des paroles a globalement diminuée de 15% au cours des dix dernières années.
- La country est le genre musical offrant les paroles les plus intelligentes, pendant que le rock a baissé au fil des ans pour atteindre le plus bas niveau à quasi égalité avec le hip-hop!
- Le hip-hop est le genre qui possède le plus de mots pendant que le rock est celui qui en possède le moins.
- Le groupe Nickelback propose globalement des paroles plus intelligentes que Linkin Park, Foo Fighters et Avenged Sevenfold qui est bon dernier. Le combo canadien a également le plus grand nombre de mots dans ses paroles par rapport aux autres groupes auxquels il a été comparé, Avenged Sevenfold en possédant le moins!
- Que malgré tout, Mariah Carey qui obtient le plus gros score de tous, et Eminem proposent des paroles plus intelligentes que Nickelback!
- "All About Tonight" de Blake Shelton est la chanson la plus intelligente de ces dix dernières années, suivi de près par "Dani California" des Red Hot Chili Peppers.
- "The Good Life" de Three Days Grace est la chanson la plus stupide de ces dix dernières années! A noter la présence de "Let Me Hear You Scream" d’Ozzy Osbourne parmi les dix chansons les plus stupides de ces dix dernières années, ainsi que "Unity" de Shinedown.

Mascotte radio rock Maroc

Classement des dix chansons rock les plus intelligentes de ces dix dernières années:
 01. "Dani California" des Red Hot Chili Peppers (2006)
 02. "Animal I Have Become" de Three Days Grace (2006)
 03. "Be Yourself" d’Audioslave (2005)
 04. "Inside The Fire" de Disturbed (2008)
 05. "The Pot" de Tool (2006)
 06. "Check My Brain" d’Alice In Chains (2009)
 07. "Isolation" d’Alter Bridge (2011)
 08. "Another Way To Die" de Disturbed (2010)
 09. "Something In Your Mouth" de Nickelback (2009)
 10. "Say You’ll Haunt Me" de Stone Sour (2010)

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dim.

08

mars

2015

Le vendredi n'est pas le jour des pirates!

Vinyle animé

 C'est désormais officiel, le jour de sortie des singles et des albums dans le monde va changer car avant, au Royaume-Uni par exemple, les singles sortent les dimanches et les albums les lundis, aux US les mardis et en Europe les vendredis...
 Cette règle va donc changer et tous les pays sortiront les nouveautés le vendredi. L'IFPI, représentant 1300 labels à travers le monde, et le FIM, représentant les musiciens et artistes, ont approuvé ce changement. Le but est de limiter la fuite des nouveautés sur le net, et leur piratage entre deux sorties.
 Donc voilà, amis auditeurs, pirates des eaux pixélisées et hackers mélomanes, à partir de l'été 2015, les nouveaux albums et singles seront disponibles à 00:01, heure locale de chaque pays les vendredis!

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ven.

16

janv.

2015

Sold out à cause du marché noir!

 Les organisateurs des grands concerts et festivals de musique affichent fièrement et de plus en plus vite, le prestigieux "SOLD OUT" qui peut se traduire par: on est bon, c'est complet, circulez il n'y a plus rien à voir... et cela à quelques jours, voir à quelques heures seulement de la mise en vente des billets! Heureusement, et à l'aproche du jour J, il y aura toujours une personne au grand coeur qui proposera le fameux graal, dont elle n'en veut plus pour une raison ou une autre sur les réseaux sociaux, à un prix un chouia plus cher que le tarif initial.
 On est d'accord, ces revendeurs particuliers qui tombent bien sont souvent sympas tant qu'ils n'ont pas prémédité l'achat de disaines de billets au départ, mais qu'en est-il de ces sites web qui se sont spécialisés dans les reventes de manière massive? Les managers d'Arctic Monkeys, Radiohead, Iron Maiden ou One Direction ont rejoint d'autres responsables de l'industrie de la musique pour discuter d'un plus grand contrôle des sites de ventes de tickets.
 Dans une lettre ouverte publiée dans le journal The Independent dimanche, les managers et organisateurs de concerts ont prévenu que le fonctionnement des sites de vente secondaires mettaient en péril le maintien des prix des concerts! Parmi les mesures proposées, ils demandent que les sites publient les noms des vendeurs, la valeur du billet, le numéro de siège...
 "En tant que représentants de l'industrie des évènements Live, responsables des grands événements sportifs au théâtre et concerts dans des petites salles, nous nous engageons à ce que les spectateurs puissent profiter de ces moments dans les meilleures conditions et à des prix justes. Le fonctionnement actuel des sites de revente de billets handicape fortement cet effort. Il est grand temps que le gouvernement arrête de favoriser le réseau secondaire plutôt que les fans. Les sites comme Seatwave, StubHub ou Viagogo permettent de revendre les billets à un prix choisi par le revendeur, quand de grands évènements sont mis en vente, ils achètent de grandes quantité de billets pour les revendre à prix d'or".
 Viagogo déclare: "Nous sommes d'accord pour que l'information soit plus claire sur notre site, et nous avons pris de nombreux engagements lors de nos discussions avec le gouvernement. Mais publier l'identité de l'acheteur n'a pas grand intérêt car tous les billets bénéficient des garanties de viagogo. Notre point de vue est défendu par ComRes, qui affirme que 76% des Britanniques pensent que les billets leur appartiennent et qu'ils peuvent les revendre au prix souhaité".

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mer.

22

oct.

2014

2014: Pas un seul disque de platine aux USA!

CD sur la radio rock du Maroc

 Ce n'est pas nouveau, le CD se vent très mal... 2014 est la première année sans disque certifié Platine aux USA! Même si 2014 a vu de bons albums, elle restera la première année sans disque de platine aux États-unis, depuis la création de cette distinction en 1976!
 Pour rappel, cette récompense est décernée par le RIAA pour un million de disques vendus. Les deux artistes a avoir approché ces chiffres sont Beyonce et Lorde avec "Pure Heroine", avec près de 800 000 albums vendus. Seule la BO de "Frozen", la reine des neiges de Disney a dépassé les 3 millions d'exemplaires, mais cette catégorie ne fait pas partie des récompenses.
 60 singles ont été certifié Platine, 20% de moins que l'année dernière, mais cela reflète une nouvelle orientation du marché, plus tourné vers l'achat simple de singles. Grâce au téléchargement, les acheteurs peuvent sélectionner les titres qu'ils désirent et ne sont donc plus obligés d'acquérir un album intégral.
 La fin de l'année est proche, et aucune grosse sortie n'est annoncée, en dehors de Foo Fighters avec "Sonic Highways".

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ven.

18

janv.

2013

Après le pétrole libyen, en avant pour l'uranium malien!

«Quand le sage désigne la lune, l’aveugle ne regarde ni la lune, ni le doigt»


Un nouvel édito s'impose, après plusieurs mois d'absence et de silence webradio mais comme tout le monde, l'actualité nous rattrape, nous infecte, et ne nous laisse pas muet. Une guerre s'est déclenchée au Mali, un pays voisin du Maroc, merde, on ne peut pas rester bouche cousue! Anwarock la webradio libre, a donc ouvert sa grosse gueule pour dire encore une fois, le contraire de tous, pour tenter le Devil, à ses risques et périls. Bien que je sois loin de ma terre natale, j'ai encore toute ma famille au royaume et je vais essayer comme d’habitude, comme un certain grand poète andalou exilé, de parler entre les lignes parce que mes chers lecteurs, les fans de musique rock bien sûr, sont bien futés et peuvent facilement me comprendre. Forest Gump s’arrêta subitement de courir, attention il va dire quelque chose : « Je…je veux rentrer chez moi ! »
Je ne vais pas trop m'étaler à propos d'une guerre naissante, je vais juste répondre à la question: Putain pourquoi le Mali?
Le site Mediapart a fourni quelques éléments m'excluant définitivement de l'état de paranoïa qui caractérise les rebelles, les anarchistes de tous bords et tous les prêcheurs des théories du complot. De mon coté et je suis d’accord avec moi-même, cette question ne s'est jamais posée, on en a déjà pressenti et ce depuis le début des fouilles dans l’underground touarègue, quand on a détecté du Heavy Metal et des carburants, que l’Histoire du Mali fraîchement webradio-active, va forcément s’enflammer.
La France, ce pays qui se sent toujours en crise, dès que la majorité de sa population ne peut plus vivre au dessus de ses moyens, n’a jamais abandonné ses « anciennes » colonies. C’est uniquement pour libérer la population locale des méchants d’Al-Qaïda qui voyagent entre tous les pays où les doigts de monsieur Total et madame Areva se posent, l’armée napoléonienne prend sur elle, se substitue au monde entier pour s’investir dans cette noble mission humanitaire.
Après avoir épargné les Libyens des soucis d’exploitation de leur pétrole, c’est au tour des Maliens d’accueillir les Toubabs les bras ouverts. Quant aux malheureux intellectuels et les derniers patriotes qui s’y opposent et défendent les richesses de leur terre, c’est simple, ils verront vite fait leur barbe pousser sur photoshop et se faire traiter de tous les noms appropriés qui s’emploient à cette occasion : Jihadistes ; rebelles ; musulmans…
Je pense que le message est passé, sachez enfin que le groupe malien Uranium donnera des cancers à Paris ; à Alger et un peu partout dans le monde capitaliste.

A

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dim.

01

avril

2012

Anwarock sans-frontières

Amis du monde entier, vous pour qui les fins de mois sont difficile, vous qui avez raté vos études, vous qui cherchez désespérément un travail, vous qui chaque jour accuser la crise de tous les noms, vous commettez une grave erreur de raisonnement.

Au contraire, réjouissez vous, la crise va bientôt faire de vous des Hommes riches. Ne vous a-t-on jamais appris qu’en temps de crise le printemps profite surtout à la mafia ? Armes, drogues, prostitution sont des secteurs fleurissants. La demande y est bien supérieure à l’offre et le secteur bénéficie d’un taux de TVA réduite à 0% ! Chaque mesure de restriction budgétaire imposée par l’état, ne fera qu’élargir votre terrain d’investissement. Tout est permis, la moindre faille dans le système et vous touchez le gros lot. Détournez les taxes, les subventions publiques, l’écologie pourra encore attendre. Enfin, n’oubliez pas de blanchir votre argent, dans la politique par exemple, ou mieux dans l’humanitaire. Quoi de mieux pour redorer son blason, que de secourir les plus démunis à travers le monde. Qui osera dire que vous n’avez pas de cœur ? Vous passerez pour un Robinwood des temps modernes, celui qui a osé détourner l’argent du pouvoir pour le redistribuer à ceux qui en ont vraiment besoin. Ne vous méprenez pas ceci n’est qu’une couverture, cette soi-disant organisation humanitaire mettra de l’eau au moulin de vos trafics. Quoi de plus facile que de manipuler ceux qui n’ont rien ? Vous voilà en possession d’un inépuisable terreau pour alimenter le travail clandestin, la prostitution, le don d’organe…

Quoi vous vous indignez de mes propos ! Vous ferez moins les malins quand un flingue se posera sur votre tempe.

Ah oui, j’oubliais on est le premier avril aujourd’hui… à vous d’en juger.

Sur ce, je vous dis adieu, je vais prendre quelques congés éditoriaux, histoire de voir un peu ailleurs. Je reviendrais peut être, en attendant tout va bien ne vous en faites pas !

A.

 

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jeu.

01

mars

2012

Anwarock sur Mars

Nous voilà en mars, déjà ! C’est le moment de pondre un nouvel édito, pour dire quoi ? Je ne sais pas ! Ou plutôt, je ne sais pas par quoi commencer ! Bon, j’y vais !

Durant ces deux premiers mois de l’an 2012, on a reçu plusieurs de vos chansons par courriel ou par la poste qu’on a programmées ou mises en playlist d’attente. Dans tous les cas, on vous a répondu pour accuser réception de vos envois et pour vous tenir au courant du sort de vos morceaux. J’en profite pour remercier ceux qui ont pris la peine de nous envoyer des CD, je commence à avoir une sacrée collection !

Après notre parution sur le RollingStone.fr, plusieurs groupes de rock, labels, webzines se sont rués sur nous et les processus d’échanges de liens et de bons procédés numériques ne sont pas prêts de s’arrêter en si bon chemin ! Nous sommes maintenant partenaires ou amis de site web comme le portail francophone de Black Sabbath.

 

En ce début d’année, notre audience se porte moins bien. On suppose que cela est dû aux nombreuses vacances, et aux publicités intempestives de notre hébergeur. Pour dire comme tout le monde : « c’est la crise ! ». Mais rassuré vous, il n’y aura aucun sacrifice à faire de votre part, pas de serrage de ceinture ou autre privation, au contraire pour nous soutenir il suffit de nous écouter gratuitement. On compte donc sur vous, nos fidèles auditeurs pour ne pas subir le sort du Costa Concordia et pour redresser rapidement la courbe de l’audimat dans l’espoir de rester toujours online ! En tout cas, comptez sur moi pour ne jamais quitter le navire. Les temps sont durs, mais vous avez tout à gagner en nous écoutant, notre programmation musicale se veut plus que jamais, gaie et bourrée d’énergie positive.

Mes amis, pour finir sur une belle note, je vous dis vive le rock et à bientôt !

A.

 

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mer.

01

févr.

2012

A comme Anonymous

Le FBI s’en mêle et Megaupload est fermé ! Circulez ! il n’y a plus rien à voir ! C’est là qu’on se rend compte à quel point il était devenu coutumier de rencontrer des liens de téléchargement vers les serveurs de ce géant au pied d’argile. Ô combien de sites, de forums se sont vu du jour au lendemain privé de tout contenu et donc d’intérêt. D’autant plus que partage ne rime pas toujours avec piratage, c’est donc aussi de nombreux fichiers légaux qui se sont évaporé de la toile ce jour-là.

En s’attaquant au plus grand site de téléchargement du monde, les autorités espéraient-elles sonner le glas du détournement de fichiers ? Certainement pas, d’ailleurs la liste des sites d’hébergement est sans fin, et les internautes n’ont pas perdu de temps pour déménager leurs petites affaires ! Alors pourquoi cette action soudaine des fédéraux ? D’ailleurs n’était-ce pas plutôt à la CIA d’intervenir ? En effet, internet ne connaît pas de frontière, alors pourquoi cette mise en scène. La défense des droits d’auteurs ? Mais la création n’a pas de prix, et la gratuité est un formidable vecteur de diffusion !

En fait, il faut bien être conscient que les premières victimes du piratage ce ne sont pas les artistes eux-mêmes, mais plutôt ceux qui les produisent et les diffusent. C’est tout un système qui s’effondre, celui d’une industrie qui avait prospéré en créant des monopoles sur le divertissement. Ce sont finalement eux les lobbies du cinéma, de la télé et de la musique qui ont tremblé en voyant une partie de leurs recettes détournées par le cargo pirate ! Ils ont certainement redouté une prochaine mutation de Megaupload en site de partage légal défient toute concurrence. Il serait alors devenu inattaquable. Le FBI n’a été que la main chargée de mettre un terme à cette menace, commandité par des entreprises qui ont le bras long. Sans être paranoïaque, il est légitime de se poser la question d’à qui profite le crime. D'un autre côté, le leader du téléchargement s’en était mis plein les poches en faisant payer des abonnements aux utilisateurs, tout en étant conscient de l’illégalité des contenus hébergés sur leur plateforme. Un peu comme si l’État imposait la TVA sur le hachich, sans pour autant le légaliser. C’est un comportement complètement schizophrène, qui sans aucun doute ne pouvait pas durer éternellement !

Tout de même, je m’inquiète de la fermeture de ce site, car il signe le déclin de l’eldorado internet, la main mise des États sur la liberté d’expression et la fin du libre partage. Car en gros on essaye de nous faire croire que partager c’est voler. Franchement, quand on pense au temps que passent certains internautes pour mettre à disposition des logiciels cracker, sous-titrer des films ou des séries, créer des programmes pour contourner les limites imposées par nos machines... et tout ça bénévolement ! On peut se demander qui arnaque qui. Mais rien ne sert d’idéalisé les hommes du monde virtuel, après tout ce sont les mêmes que dans le monde matériel, ou du moins ils ne sont ni meilleurs ni plus mauvais.

Le FBI a agi de son côté, la décision de justice qui s’en suivra fera certainement jurisprudence aux USA, pourtant la règlementation d’internet n’est encore qu’une esquisse. Chaque pays gère internet à sa manière, autoritaire ou plus permissive. Il serait naïf de croire que dans les pays démocratiques le web soit le terrain de la liberté d’expression. Sous prétexte de protéger les utilisateurs, en gardant un œil sur certaines activités illicites (pédophilie, pornographie, violence et trafic en tout genre), les États profitent également de quantité de données personnelles en tout genre. Le contrôle est plus insidieux, mais il est bien présent. Le problème est que si le monde virtuel et réel sont liés, il est impossible d’appliquer la même loi dans l’un et l’autre. En effet l’utilisation d’internet a créé des situations inédites. Le soi-disant fléau du téléchargement n’est comparable à aucun autre, d’abord parce que le partage est gratuit. Pour en revenir à feu Mégaupload, je tiens à préciser que ce ne sont pas les fichiers eux-mêmes qui étaient payants, mais le service d’hébergement, ou les facilités de téléchargement. Ensuite, ces échanges ne menacent personne, et ne nuisent en aucun cas à la santé. Bien au contraire s’agissant principalement de films et de musiques ils permettent le rayonnement culturel. C’est grâce à ce système que nous autres Marocains on profite d’une offre musicale internationale (voir l’édito  En téléchargement hallal ). Si partager c’est mal alors pourquoi les États financent-ils les bibliothèques où l’on peut emprunter librement des ouvrages, DVD ou CD ? Megaupload n’était-il pas une sorte de Megabibliothèque internationale ? Seul internet permet une large diffusion des contenus très spécifique, là où les médias et maisons de production traditionnelle ne se risquent pas. Il y a la question des droits d’auteurs et de l’amortissement des frais de production, mais est-ce une raison pour brider une libre diffusion internationale ? Le groupe Radiohead a bien proposé son album « In Rainbow » en téléchargement à prix libre, et de nombreux autres groupes offrent des chansons en téléchargement gratuit. Les solutions sont nombreuses pour pallier les manques de la distribution traditionnelle couteuse et limitée.

Mais que voulez-vous quand l’argent parle la vérité ferme sa gueule. Les politiques se tournent toujours du côté des leaders économiques, ils protègent leurs business légal et injuste. Cette croisade n’a rien d’enthousiasment, c’est encore de la poudre aux yeux, des histoires bonnes pour êtres reprises massivement par les scénaristes des séries américaines, et la boucle et bouclé. Quand on dit que Megaupload est indéfendable, ce n’est pas vrai, même si ce ne sont pas non plus des héros. La révolution ne fait que commencer, notre façon de consommer la musique et l’audiovisuel a définitivement changé, et il faudra bien que le système s’y adapte tant bien que mal.

L’opération tempête Mega’up Alt+F4 ne fait que renforcer la présence policière sur le net. « Big Brother is watching you » bienvenue dans la réalité 2.0. On ne vous laissera pas prendre le pouvoir, la société n’est pas prête, les puissants ne se laisseront pas déposséder par les 99%. L’après Megaupload ne sera pas très différent de l’après Napster en ce qui concerne le partage mis à part que les fermetures vont certainement se multiplier et que les utilisateurs seront également de plus en plus surveillés. On ne verra pas de ci tôt du téléchargement légal à prix abordable avec une offre aussi large que celle des sites de libre-échange.

Tant pis pour les artistes et les producteurs qui n’ont qu’à baisser leurs prix. Tant pis pour tous ces sites web qui se sont bâtis sur les fondations sablonneuses du téléchargement et qui doivent maintenant nettoyer tous les liens obsolètes vers le serveur de Megaupload. Par contre, amateurs de musique Rock et Metal, restez à l’écoute de la bonne musique sur votre radio en libre streaming… pour l'instant !

 

A. comme Anonymous

 

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dim.

01

janv.

2012

Si ce n'est la fin du monde

Nous voilà en 2012 ! Qu'est-ce qui a bien pu changer en cette heure fatidique qui nous a fait basculer d’une année à l’autre ? À vrai dire pas grand-chose, entre hier le 31 décembre et aujourd’hui le 1er janvier, rien de plus qu’une journée ordinaire. Concernant la webradio Anwarock, là aussi rien n’a bougé dans les studios, ni dans le programme quotidien, ni dans le design du site web. Mais alors, pourquoi parler nous aussi du changement dans les unités de notre calendrier : 2011 +1=2012, parce que ça, tout le monde le sait déjà ! Mais patience, j’ai quand même quelques trucs à vous annoncer.

2012 sera placé sous la bannière des grands événements rock : « parce que le rock c’est du live ! ». Nous continuerons à faire la promotion des différents festivals de musique marocains, pour soutenir nos jeunes groupes de rock locaux. Mais nous ne raterons pas non plus les grands rendez-vous, et nous assurerons la couverture des grands festivals rock et metal. Au Maroc, tout d’abord, nous suivrons de près le Mawazine de Rabat, ce festival qui d’année en année nous à offert des grands noms du rock, bien que vous me diriez qu’il s’agit surtout de rockeurs assagies et en fin de carrière, mais cela dit c’est mieux que rien et cette année s’annonce bonne avec déjà en tête d’affiche le groupe légendaire des Scorpions, rien que ça ! Ailleurs dans le monde, Anwarock ne manquera pas le Hellfest à Clisson, le festival de metal extrême où j’irai personnellement planter ma tente durant ces trois jours de bonne musique. Raaaaaahhhaa ! J’ai hâte d’y être, pas vous ? Comme l’année passée nous avons lancé un sujet «Agenda rock metal 2012» dans le forum pour répertorier tous les rendez-vous rock à ne pas manquer. N’hésitez pas à y jeter un œil et à y consigner vos propres bonnes infos !

Au cours de l’année 2011, nous avions entrepris le référencement de la radio in English of course, avec l’aide de Ziryab notre nouveau coéquipier. Ce travail nous comptons bien le continuer en 2012, nous viserons également plus particulièrement les auditeurs sur iPhone, iPad et tout ce qui commence à mettre les ordinateurs au second plan. Grâce à vous tous, les internautes qui nous écoutent, on va essayer de rester dans la course vers la Very High Quality de diffusion, en mettant sans cesse à jour notre programme musical sans jamais oublier de brandir très haut notre e-bannière rouge au pentagramme vert.

Excellente année à tous, si ce n’est la fin du monde… on fera bien sans !

A.

 

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jeu.

01

déc.

2011

A vous de juger

Je constate en toute modestie le succès de notre petit rendez-vous mensuel qui visiblement est suivi par de nombreux internautes. C’est avec bonheur que je surveille les visites du site à chaque nouvelle publication, et avec encore plus d’attention que je lis vos commentaires, qui souvent à raison complètent, soulignent ou modèrent mes propos.

En effet ma plume volontairement partiale se laisse souvent séduire par l’ironie, la caricature ou la démesure, mais rien de bien choquant non plus dans tout ça. En fait c’est juste la volonté d’élever une voix au dessus du brouhaha, une voix rock évidemment, ce qui m’autorise quelques dérapages. Enfin, c’est un peu l’âme de la radio qui se dévoile à travers ses quelques lignes, l’étendard sous lequel se rassemblent les anwariens. Ce n’est pas que j’aie l’intention de me censurer (ma femme s’en charge déjà à la relecture), mais je m’accorde une petite pause vis-à-vis de l’actualité qui avance à grands pas, car je n’ai pas envie de lui courir après.

Dans ce dixième numéro de l’éditorial, je vais donc dresser le bilan de l’année que nous avons passée ensemble à l’écoute d’Anwarock. À un mois de la fin de 2011, je me permets d’avancer un peu l’annonce des résultats d’audience, afin de laisser au premier janvier les résolutions pour 2012. Tout un programme me direz-vous, mais je ne prends la parole qu’une fois par mois alors vous me pardonnerez cet exercice académique ! Comme je perçois déjà votre impatience, passons au vif du sujet. Laissez-moi tout d’abord vous dire que le bilan 2011 est déjà plus que satisfaisant. Concrètement notre moyenne d’audience radiophonique se porte bien et se maintient au-delà des 200 heures d’écoute par jour, malgré les soucis techniques de notre hébergeur. Certains d’entre vous ont malheureusement constaté des coupures dans le programme ou des jingles intempestifs et cela indépendamment de notre volonté. Aujourd’hui la majorité de ces problèmes sont résolus, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une baisse de débit ! Notre capital sonore, dépassant les 5000 chansons bien sélectionnées, nous a permis de fidéliser bon nombre d’auditeurs qui se rendent régulièrement et directement sur le site Anwarock.com. Si au départ le succès de la station rock marocaine doit beaucoup à sa présence sur les plates-formes de diffusion de streaming mp3 comme iTunes et Windows Media, cette année nous constatons une recrudescence d’auditeurs directs, c'est-à-dire qui écoute notre programme sur le lecteur de notre site web. Pour nous c’est un vrai progrès, car cela signifie que l’on sort peu à peu de l’anonymat et que le bouche à oreille ou devrais-je dire le téléphone arabe fonctionne bien. Nous comptabilisons une moyenne de 50 visiteurs uniques par jour en semaine et près de trois fois plus le week-end. Nous sommes heureux aussi, car les auditeurs marocains représentent plus ou moins un tiers de notre écoute, ce qui est un net progrès par rapport à nos débuts où le Maroc était bien derrière la France, les États-Unis ou le Canada.

Petite ombre au tableau, ni le forum généraliste, ni le tchat n’ont vraiment décollé et leur trafique reste très occasionnels, cela s’explique sans doute par le fait que ce sont des activités secondaires par rapport à notre activité principale qu’est la radio. Néanmoins, ces espaces de discussion nous tiennent à cœur, c’est malheureusement le seul moyen de communiquer entre auditeurs. Des progrès restent donc à faire dans ce domaine et on compte sur vous pour faire vivre notre petite communauté. De toute manière, la gratuité de l’usage de ces modules indexés à notre site ne nous oblige pas à les supprimer tout de suite.

Un bilan financier n’étant pas d’actualité, cet édito s’achève ici. C’est à présent à vous de réagir à tout ça…

A.

 

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mar.

01

nov.

2011

Occupy the moroccan radio

Chers indignés, vous pouvez faire encore mieux, il faut vous indigner vraiment, totalement ! L’équipe d’Anwarock webradio se joint à vous pour soutenir ce magnifique mouvement naissant de démocratie transfrontalière. Mais permettez-moi d’émettre quelques réserves à ce sujet.

Tout d’abord le nom les « indignés » ou « indignaos » ne me semble pas tout à fait adéquat. En effet, il ne faudrait pas faire de mauvaise interprétation, car même si le livret de Stéphane Hessel s’intitule bel et bien « Indignez-vous ! », la ressemblance s’arrête là, pour le reste ça n’a rien à voir avec notre époque. Son auteur, un vieil homme soit dit en passant âgé de 93 ans, semble avoir sorti un poussiéreux manuscrit de son grenier. Ces idées ne sont pas nouvelles et en aucun cas révolutionnaires, il nous rappelle simplement une fois de plus qu’on ne lit plus de vrais livres ou que les jeunes comprennent tout de travers ! À moins que la traduction espagnole ait pris quelques libertés avec l’originale pour lui donner un sens différent, je n’ai pas vérifié. Bref, l’important est de faire savoir à ce monsieur Hessel, bien que son petit livre ne soit pas dénué de tout intérêt, que ce n’est pas lui le penseur du mouvement des indignés. Ensuite, il parait que c’est… la crise ! Bien sûr et depuis longtemps, mais vous étiez trop obnubilé par votre propre enrichissement. Car on le sait trop bien, si les États-Unis et l’Europe se sont tellement développés au cours des deux derniers siècles, c’est au dépend du reste du monde. Il faut voir plus loin que le bout de son nez, arrêter de penser que l’économie suit une logique mathématique incontestable et équitable. Sous leurs aspects socialistes les gouvernements Grec, Espagnol ou encore Français n’en étaient pour autant pas moins dépendant de ce déséquilibre universel. Mais rassurer vous la crise est bien pire de notre côté de la Méditerranée. Alors, c’est vrai il est temps de réagir, mais je ne suis pas sûr que vos jolis petits campements représentent une réelle menace face à ceux qui tirent les ficelles. Ce ne sont pas quelques jeunes Espagnols vivants jusqu’alors aux frais de leurs parents et de leurs généreux états socialistes, ne sachant pas où se situe la Somalie ni ce qui se passe en corne africaine, qui pourront me convaincre que l’on peut changer le monde en plantant une tente Quechua en centre-ville, et en partageant des barres de céréales sur une musique digne d’Ibiza. Cependant, c’est sans aucun doute aux dirigeants occidentaux de mettre fin au capitalisme libéral en négociant la signature d’un accord mondial. C’est en ça que les mouvements populaires européens et américains sont nécessaires pour faire évoluer les mentalités, montrer un peuple solidaire et responsable prête au changement. Mais là encore les revendications sont encore trop dissonantes, l’ennemi mal ciblé, et les alternatives pas vraiment assumées : La dénucléarisation, la mondialisation, le réchauffement climatique, le chômage, les banques et quoi encore, le désarmement ?

 

Qu’en est-il de nos jeunes et moins jeunes au Maroc et dans le reste des pays arabes ? Et bien, on peut dire qu’ils sont toujours (pré)occupés par les événements du printemps dernier. Ces mouvements révolutionnaires ont en fait débuté en plein hiver bien avant la saison du jasmin et ne finiront pas avant quelques longs mois. Le sujet d’actualité reste donc le même : la démocratie et la pauvreté. Vivement qu’on tourne la page pour enfin, se préoccuper de la prochaine coupe d’Afrique des nations, des nouvelles applications pour iPhone4s et des prochains rendez-vous galants à McDonald’s… Car l’espérance n’est pas une corne d’abondance et quand les ressources s’épuisent, il faut bien se rattacher à quelque chose si artificiel que cela puisse paraitre. Nous les Marocains, nous les Arabes, nous les Africains, ne nous sommes-nous pas déjà bien assez indignés, et cela chaque jour ? Nous avons planté d’éternels campements en bordure des villes, qu’on appelle les bidonvilles de la honte et où vivent, naissent et meurent des familles entières ! Chaque fin de mois nous indigne en nous plongeant dans le rouge jusqu’au visage. Sans parler des docteurs au chômage, des employés sans salaires et des invalides laissés pour compte. Faut-il alors nous indigner ou au contraire, chercher une dignité perdue depuis toujours ?

 

Tout cela est nouveau sans l’être, pas si loin de nous dans les années 60, le mouvement hippy avait fait de nombreux adeptes à travers le monde ! Se laisser pousser les cheveux à l’encontre de l’ordre établi, suffisait à exprimer sont désaccord avec la société. Les hippies opposaient l’amour à la guerre et se couchaient sur les gravats des rails pour empêcher les trains d’emmener leurs frères combattre au Viêtnam. Ils acceptaient le métissage et bravaient les différences, refusaient les systèmes en place et les courants idéologiques contradictoires de manière pacifique. Ces jeunes-là n’hésitaient pas à s’éloigner des villes, pour s’établir au grand air et écouter de la bonne musique rock, jazz et blues qui ne passait guère sur les radios officielles. On peut dire qu’à cette époque les webradios c’était les radios pirates du grand large. Des stations flottantes loin des terres et de toutes les juridictions pour diffuser leurs programmes libres et le meilleur de la musique avec en prime le mot prohibé. Fuck les écoles ! Fuck les parents vieux jeu ! Et fuck tous les gouvernements en général !

A.

 

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sam.

01

oct.

2011

Goudron et plumes

Ah ! quelles mauvaises âmes, prêtes à toutes les bassesses de la propagande, se goinfrant de la plus petite rumeur, sommes-nous prêts à écouter ? Criant au scandale à l’unisson au moment opportun, pour vendre à coup de gros titres tapageurs des nouvelles sans substance, prête à être avalée par une population mononeuronale. Le problème c’est que les chaines d’information relayent les nouvelles à tout bout de champ, quitte à se répéter, se contredire ou se tromper. L’essentiel n’étant pas la compréhension de ce qui passe, mais le semblant d’instantanéité qui se dégage de l’accumulation des dépêches. Si l’information va vite, l’amnésie aussi et chaque nouvelle carte recouvre la précédente. Quant à ceux qui écrivent de vrais articles, ils appuient trop souvent des politiciens de droite ou des hommes d’affaires de gauche et dupent éperdument les peuples ! Si le silence médiatique est connu des dictatures, son bruit n’en est pas plus rassurant.

Bien que j’aie pris l’habitude d’écrire cet éditorial, je refuse d’être associé au monde du journalisme. Je ne prétends pas faire de l’investigation, je ne suis qu’un simple programmateur musical qui aime la musique rock et qui met de temps en temps son grain de sel sur d’autres sujets ! Parfois, il m’arrive d’ailleurs d’être clairvoyant, malgré au peut-être grâce à mes lunettes noires.

Retour donc sur l’actualité du monde arabe là où je l’avais laissée il y a quelques mois. Souvenez-vous de ce joli conte de fées postwesternien où la France s’était engagée en Libye au nom de la défense de la démocratie et plus modestement au nom de l’approvisionnement en pétrole ! Aujourd’hui alors que la Tunisie et l’Égypte peinent à pondre de nouveaux dirigeants après le renversement qui les ont frappés l’une après l’autre, en Libye c’est vite fait trouvé ! Abracadabra ! Le conseil national de transition libyen, le CNT pour les intimes, a reçu la bénédiction du président Sarkozy avant même la chute du régime de Gadafi. Bien évidemment, tout le monde sait que ce sont des hommes droits et justes qui méritent que la France s’investisse corps et âme, militairement et médiatiquement et se sacrifie pour les débarrasser du fardeau de la gestion de l’or noir ! En effet, les gentilles sociétés pétrolières ont peu de scrupule à brûler les étapes. C’est d’ailleurs ce que révèle le journal français Libération : les contrats d’exploitation étaient établis bien avant la création de la cellule cancérigène qui ronge actuellement le pays de Salammbô… Et comme toute la lumière est loin d’être faite sur ce sujet toutes sortes de complots sont envisageables, j’irai même jusqu’à émettre l’hypothèse que les contrats sur le pétrole libyen étaient signés bien avant l’échappé des dossiers Wikileaks, véritable coup de pied dans la diplomatie arabo-américaine ! L’Histoire se répète malheureusement et l’expérience des uns ne semble pas servir aux autres. Cependant, il faut remercier les médias nationaux et internationaux et en tête ces vendus d’Al Jazira de nous avoir borné à une histoire sentant bon le jasmin et le renouveau. Ils nous ont préservées d’une explosion nauséabonde qui nous aurait tous roulés dans le goudron et les plumes : le goudron, un lointain cousin du pétrole et les plumes, car oui, il y en a qui en on laissé injustement face à l’intrusion d’un Sar’coq dans les poulaillers arabes ! Que va-t-on retenir de ces révolutions printanières ? À croire que Ben Ali et Moubarak ont surtout été écartés de leurs postes afin d’affaiblir politiquement le voisinage. En effet, il a ainsi été plus facile de faire croire à une contagion révolutionnaire pour justifier l’invasion militaire et déshabiller impudiquement la Lybie. Au bout du compte, l’argent et le profit auront encore le dernier mot, s’ils n’ont pas déjà eu le premier. Je ne défends aucun leadeur d’aucun pays arabe, car on sait tous que la démocratie sur Terre ne concerne tout au plus qu’une douzaine de nations de notre monde. Mais ce monde n’a jamais tourné rond puisqu’il demeure ovale, tel un vaste bureau américain.

Maintenant que la Libye a subi le même sort que l’Iraq et le Soudan (le Darfour), c'est-à-dire la perte de l’autogestion de son économie pétrolière en faveur des Américains et des Britanniques pour ces derniers et de la France pour cette première, quel avenir peut-on imaginer à ce pays maghrébin ? Cet air de déjà vu déjà entendu, cette triste ritournelle orientale riche en quarts de ton larmoyants et en désaccords barrés, me permet d’imaginer facilement la suite de ce feuilleton. Car la Libye va se retrouver toujours aussi seule et isolée qu’elle pouvait l’être sous le drapeau vert. En effet puisqu’ils ne seront jamais aussi bien armés que le Texas, puisqu’ils ne seront jamais aussi savants que la Norvège, puisqu’ils ont trouvé ce malheureux pétrole sous leurs pieds, mais pas assez de puissance pour le défendre et en faire commerce, ils n’échapperont pas à l’un des deux modèles prêts-à-porter suivants :

1. Le modèle « Shiny Happy People » :

Le peuple libyen profitera au jour le jour de ses richesses pleinement exploitées. Ses dirigeants n’auront à se faire aucune inquiétude, leur avenir économique étant assuré pour les prochaines décennies. Pour cela il leur aura simplement fallu fermer les yeux sur la gestion des puits de pétrole pour la remettre entre les mains de Marianne, et ouvrir grands les bras à une pluie torrentielle d’argent, à se partager entre une poignée de millions d’habitants. Ils se verront d’autant plus riches qu’ils pourront cesser de travailler, comme ils savaient déjà si bien le faire ! C’est là la voie qu’on choisit des pays comme le Koweït, le Qatar, les Émirats et certains autres pays du golf en remettant leur sort économique entre les mains des Américains. Cette fin heureuse ne pourra que ravir les citoyens libyens qui passeront d’un système pseudo communiste et altermondialiste sur papier de verre, à un frénétique capitalisme tricolore. L’argent n’achète pas le bonheur, mais il y contribue, et tout le monde s’en contentera !

2. Le modèle « Harvester Of Sorrow » :

La majorité de la population libyenne sera plongée dans une profonde misère matérielle appuyée par la violence et l’instabilité. Les ressources pétrolières seront pillées au profit des Français et de leurs potiches armées sur place. Le reste du peuple libyen sera considéré comme rebelle, séparatiste, voire terroriste, justifiant ainsi l’implication européenne comme garante de la sécurité. Bref, ce sera une démonstration supplémentaire de la colonisation moderne, dont les exemples sont déjà malheureusement trop nombreux : l’Algérie, le Gabon, le Nigeria… Cet épilogue est certes moins réjouissant que le précédent, mais tout dépendra du climat dans lequel va se jouer cette transition historique, et surtout de ce qu’on voudra bien nous en raconter par l'intermédiaire des journalistes, les nègres blancs des politiciens aux cœurs noirs. Pour finir sur une bonne note, je remercie Allah de nous avoir épargné des gisements de pétrole et de leurs convoiteurs, procurant provisoirement à notre cher Maroc la paix et la stabilité, un écrin solide pour la joie de vivre !

A.

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jeu.

01

sept.

2011

J'aime le rock et je déteste l'école

En ce début de septembre, alors que certains guettent la reprise des compétitions sportives ou des programmes de télévisions, d’autres remettent en route leur train-train quotidien « métro-boulot-dodo ». Pour les plus jeunes d’entre nous, encore sous la tutelle des adultes, une boule (devenue malheureusement trop coutumière) est certainement en train de se former dans leurs petits ventres au fur et à mesure que les derniers parfums de l’été se mélangent aux premiers relents de fournitures scolaires. Un vague souffle d’automne ramène à leurs petites narines les odeurs des crayons en bois, de l’encre, de la colle blanche, de la fameuse gomme encore immaculée et de toutes ces pièces maitresses bien rangées dans le dernier modèle à la mode de trousse que la moitié de la classe possède à l’identique.

Qu’y avait-il de plus traumatisant alors dans notre enfance à tous, que le premier jour d’école. C’était l’occasion d’un terrible rituel qui consistait à endosser un demi-tronc d’arbre de papier dans un cartable alors qu’on n’avait pas encore fini de mettre au placard nos jouets de plage et que notre bronzage témoignait encore des heures insouciantes passées à jouer sous le soleil. Tant que je vivrais, je ne cesserais d’en vouloir à l’école et à ses tortionnaires, appelés maitres, maitresses, profs, proviseurs, directeurs… Rien que d’y penser, j’ai une douleur qui me tord le ventre. Vous pensez sans doute que je noircis le tableau. Et bien, sachez qu’en grand malade de musique rock et metal, j’ai cumulé une rancune irrémissible contre ces établissements scolaires qui ne m’ont rien appris. Mon incarcération dans ces prisons de bien-pensants m’a causé des blessures qui ne pourront jamais cicatriser. Il n’y a aucune excuse à ce que j’y ai subit, c’est impardonnable, d’ailleurs je dédie à ces années de misère toute la trilogie « The Unforgiven » du groupe Metallica.

En grandissant, j’espérais passer l’éponge sur tout cela, mais c’est le contraire qui s’est produit. Avec le recul des années, je découvrais à quel point on avait essayé de nous endoctriner avec des choses à moitié fausses et de soi-disant bons principes qui devaient d’après eux, nous permettre d’affronter notre terrible avenir ! C’est triste à dire, mais pour nos parents, éducateurs ou enseignants, les enfants sont des sortes de boite vide à remplir de beaucoup de choses bien pesée, préparer, prémédités. Mais dès le moment où l’on quitte l’école, après avoir décroché un ou plusieurs bouts de papier, que certains surnomment aussi diplômes, on commence à entendre une tout autre chanson. On pensait s’être formé à un travail, alors qu’en fait les employeurs réclament d’autres compétences. On s’attendait à un salaire justifiant nos années d’études, on ne peut même pas espérer avoir de quoi vivre. Finalement, on s’accommode d’un métier qui ne nous convient pas vraiment. La bulle qui nous protégeait du monde extérieur éclate d’un seul coup. Après avoir été uniformisé dans le moule de l’écolier modèle sagement assis derrière son pupitre, l’atterrissage est difficile. Le rêve ou plutôt le cauchemar est terminé et la vie peut enfin commencer. On sort et on commence à entendre et voir les choses différemment autour de nous. Irrémédiablement, la réalité est antinomique à ce que l’on lit dans les manuels ou sur le tableau noir ! Souvent on s’y heurte, mais coup après coup, on recommence l’apprentissage de presque tout ce qu’on a appris.

Les diplômés, fraichement relaxés de l’enseignement, se réapproprient le langage de la rue et la vie de leur quartier où ils habitaient depuis toujours sans s’y être confrontés. C’est pourtant là que se transmettent le savoir ancestral et la religion. Malheureusement, les manuels officiels omettent l’essentiel : l’humanité et la spiritualité ! C’est aussi pour eux le moment de s’intéresser à l’Histoire officieuse et obscure, complexe et parfois injuste, au monde politique et à ses rouages peu reluisants, enfin bref de partir en quête de vérités au-delà de ce que l’on veut nous faire croire. Mais l’intégration sociale est d’autant plus difficile que le lavage de cerveau a été efficace ; résultat : un sentiment de non-appartenance à une société où on a toujours vécu et un profond dégout envers les personnes qui nous ont depuis toujours entouré. C’est quoi ces écoles qui nous gavent de désinformations ? Je maudis Charlemagne, ma prof de physique et ce malheureux professeur de musique qui a omis de m’enseigner la guitare, un instrument clef dans ma vie de merde.

Je tiens à rappeler à ceux qui prétendent avoir gardé d’excellents souvenirs de leur scolarité que ces derniers commencent souvent par : « Un jour, le prof n’était pas là… », ou par « Une blague que j’avais faite… ». On ne se rappelle que nos bêtises, celles des autres élèves, et certains cadres enseignants fous ou excentriques. Mais ce ne sont que quelques instants vaporeux à l’échelle d’une quinzaine d’années de monotonie et de privation. Les gens qui malgré tout reconnaissent avoir aimé leur passage sur les bans de l’école sont certainement atteints du syndrome de Stockholm. C’est qu’avec le temps on finit par avoir de l’affection voire de l’amour pour nos persécuteurs. Ces preneurs d’otages qui ne se contentent d’aucune rançon au service de ce système scolaire désolant à la fois triste et dispensable ont eu raison des dernières barrières de leur conscience.

 

A.

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lun.

01

août

2011

Stage d'été

Tout le monde a le droit d’être en vacances, et chez Anwarock webradio, on ne fait pas exception à la règle ! Cependant pour ne pas manquer au devoir de poster un éditorial, ce qui est devenu une habitude chaque premier du mois, je vais vous faire profiter de la lecture d’une version chroniquée de mon rapport de stage. Mais attention, ce n’est pas n’importe quel stage dans l’entreprise de papa ou dans des bureaux bien climatisés, il s’agit d’un stage passé dans une vraie maison de radio !

Le 27 juin dernier, j’ai entamé un stage de quinze jours chez Beaubfm 89, une radio libre de la ville de Limoges en France. Vous allez me demander pourquoi un stage chez Beaubfm et pas ailleurs ? Et bien c’est que ces gens-là diffusent entre autres de la musique rock et particulièrement de l’indé, du collège et du garage rock, en bref tout ce qu’il me fallait pour apprendre l’art de la programmation musicale sans l’influence des grands noms ou des labels. Tout d’abord, sachez que cette radio n’a rien à voir avec nos radios marocaines soi-disant libres ! Beaubfm fonctionne grâce à quelques salariés, mais surtout grâce à des volontaires agissant dans un cadre associatif. Épargnée par tous les lobis publicitaires et les dictatures marketing, sa programmation musicale est soumise uniquement aux choix de ses animateurs, qui ressemblent d’ailleurs plus à des rocks stars qu’à des journalistes !

Au courant de la première semaine, j’ai eu l’occasion de faire un petit passage à l’antenne dès neuf heures du matin dans « ça pique un peu les yeux » l’émission matinale de Stef où l’on parlait politique, société, enfin un peu de tout et même de crottes de chien. Ensuite, je plongeais la tête la première dans un bac de CD pour commencer en beauté une journée d’écoute et de sélection. J’ai été tout de suite frappé par la profusion d’albums qui parvenaient chaque jour à la radio. Même s’il ne s’agissait que de petits groupes locaux et nationaux, ils n’avaient rien à envier aux grands du monde de la musique rock, à la fois en ce qui concerne le design de leurs pochettes et CD, et la qualité sonore. On en oubliait presque qu’il s’agissait pour certains de musique autoproduite ! Mais tout ne pouvait pas passer et il fallait du temps pour programmer cette quantité de groupe, d’ailleurs tout au long de mon stage, j’ai eu l’occasion de décrocher le téléphone pour entendre cette même question existentielle : « Quand es-ce qu’on nous passe à la radio ? » alors, je ne pouvais que rediriger l’appel vers un collègue plus expérimenté.

Durant les premiers jours, j’étais sous le charme de la découverte d’une station de radio. Je passais mon temps à explorer les studios, à fouiller les appareils et équipements sonores, et à discuter avec les marins de cette drôle d’embarcation, qui n’était pas sans rappeler l’ambiance du film « Good morning england ». Ces derniers étaient fascinants autant sur le plan humain que professionnels. Tellement professionnels qu’au moment où ils étaient en direct, ils pouvaient profiter du passage d’une chanson de trois minutes, pour se permettre d’aller aux toilettes ou de se faire un petit café avant de reprendre le micro ! Les gars de Beaubfm 89 savaient aussi être polyvalents dans leur travail. Ils pouvaient assurer le live, la préparation des émissions avenir à l’intérieur comme à l’extérieur des studios.

Ma deuxième et dernière semaine de stage dans cette radio m’a permis de côtoyer le côté administratif de ce média libre et d’approfondir mes connaissances sur les cadres juridiques d’une diffusion en modulation de fréquence. En effet, l’exclusivité du contenu est soumise à certaines règles, et le cadre associatif doit être bien respecté. Néanmoins, je ne me suis pas trop éloigné des studios, car j’ai été appelé à réaliser une petite émission à propos de notre musique Rock et Metal made in Morroco. C’était important pour moi de faire découvrir aux auditeurs français ce qui se faisait par chez nous. Malgré le manque de moyens et d’équipements pour l’enregistrement, l’amour pour la musique rock a bel et bien ses représentants au Maroc. Ma conclusion à ce sujet est simple, si nos talentueux musiciens avaient la possibilité d’avoir de bons instruments, de pouvoir répéter et enregistrer dans de vrais studios spécialisés dans tout ce qui est rock et metal, le résultat serait tout autre et le succès de nos rockeurs nationaux dépasserait certainement les frontières !

Mon séjour chez Beaubfm m’a permis de faire le plein d’informations sur les métiers de la radio. J’ai pu approcher un peu plus cet univers sonore ou la musique est à l’honneur. J’espère un jour rejoindre ces hommes et ces femmes de l’ombre qui donne vie à notre poste de radio. Sur le plan journalistique, j’ai compris aussi que la liberté d’expression au Maroc a encore quelques étapes à franchir malgré les bonnes réformes acquises. Le rôle d’une radio libre n’est pas d’imiter ou de copier le programme et le contenu des grosses radios nationales, mais plutôt de se charger des thèmes oubliés ou marginaux et même pourquoi pas d’en faire leur spécialité !

Ma seule déception fut de voir que les radios d’aujourd’hui ne ressemblent en rien aux radios d’autrefois avec leurs nombreuses machines mises en œuvre par de véritables artisans du son, l’avènement de l’informatique a complètement métamorphosé ce monde médiatique ! Finalement, il n’y a pas de différence technique entre le fonctionnement d’une simple webradio et celui d’une radio diffusant sur les ondes FM. En effet, tout peut se programmer à l’avance sur un logiciel spécialisé pour être diffusé plus tard au moment voulu. En y insérant quelques jingles et chroniques, la diffusion peut sembler en direct alors que personne n’est en poste derrière les platines ! Mais le luxe d’émettre sur la bande FM dans sa ville, dans sa région, dans son pays et d’être écouté dans des petits transistors portatifs ou dans des véhicules sur les autoroutes, reste un plaisir incomparable !

A.

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ven.

01

juil.

2011

Deux ans!

Drapeau du Maroc le pentagramme à l'envers.

Deux ans se sont écoulés, déjà ! Depuis sa création le 1er juillet 2009, on n’a pas vu le temps passé à la radio ! Dans cet éditorial, on va essayer de faire le point en dressant un petit bilan de ces deux années de diffusion.

À partir du jour de son lancement, une belle et fraiche matinée d’été depuis la terrasse de la cafétéria de l’institut français de Marrakech, Anwarock est devenue l’unique préoccupation de ma femme et de moi-même. Au début, mis à part deux ou trois amis et proches, nous étions les seuls à écouter les programmes naissants de notre station. En effet nous sommes resté motus et bouche cousue le temps nécessaire au rassemblement d’une bonne matière musicale et à la meilleure compréhension du fonctionnement du logiciel de programmation. Il ne s’agissait pas de promouvoir une esquisse de projet, mais une radio indépendante qui tienne la route. Les premières semaines nous donnèrent une vraie idée sur ce qu’allait être cette aventure : c’était tout sauf un jeu d’enfant ! Deux mois plus tard, nous obtenions enfin un résultat satisfaisant. La rentrée de septembre fut l’occasion pour Anwarock d’inviter d’autres internautes marocains à découvrir et commenter nos six émissions radiophoniques étalées sur des créneaux horaires prédéfinis : Une première émission aux aurores réveillait en douceur les plus matinaux avec des morceaux exclusivement joués en acoustiques, une seconde pour le rock classique, le blues et la country allait jusqu’à midi, une troisième pour la Pop Rock, le Punk et tous les autres courants rock soft se partageait les précieuses heures de l’après-midi avec une quatrième émission dédiée au Hard Rock et au Metal, une cinquième ouvrait ses bras aux auditeurs nocturnes avec des morceaux extraits de grands concerts, et à minuit tapante, commençait la sixième et dernière émission dédiée aux genres extrêmes du Metal. C’était un programme exemplaire qui comblait majestueusement les vingt-quatre heures de chaque jour, malheureusement cette configuration n’a duré que quelques mois ! Pourquoi donc ?

Et bien c’est simple, notre audience n’était pas à la hauteur des autres webradios et comme cela ne nous permettait pas de continuer (un nombre d’heures d’écoute minimum était exigé par notre hébergeur), il nous a fallu changer de stratégie. Pour commencer, il fallait cesser de penser comme une radio de la bande FM alors que nous étions sur internet ! Ce n’est pas parce que nous avions une identité marocaine qu’il fallait uniquement adresser nos programmes au public marocain. D'ailleurs, ce dernier était aussi confronté à un fâcheux handicap. Les quelques rares internautes fans de musiques Rock et Metal ou de tout ce qui ne peut pas s’écouter dans notre pays se retrouvaient victimes du mauvais débit internet. Aussi, il nous a souvent était rapporté que la radio avait tendance à beaucoup couper en début de soirée, au moment où toute la population se connectait. Ce problème étant indépendant de notre volonté, la solution était donc ailleurs…

En janvier 2010, le site d’Anwarock s’est enregistré sous son propre nom de domaine, un passage obligatoire vers le professionnalisme médiatique. Pour faire partie de toutes les stations de radios mondiales écoutables gratuitement sur internet et pour avoir plus d’auditeurs, nous nous sommes référencé chez Windows Médiaplayer, iTune et sur de nombreuses autres plateformes de webradios. Pour cela, nous avons dû adapter nos programmes pour qu’ils soient écoutés à la fois dans des pays où il fait jour et en même temps dans les pays où il fait nuit. La suppression des six émissions était donc inévitable, car on ne pouvait pas se permettre de diffuser un spécial Black Metal en début de matinée pour les auditeurs de Nouvelle-Zélande sous prétexte que cela pouvait convenir à quelques vampires allemands ! Du coup, si vous me permettez l’expression, on a arrondi le programme à deux émissions généralistes de douze heures chacune. Cet effort ne fut pas vain, car tout de suite après l’opération « ouverture sur le monde » notre courbe d’audience prit des allures exponentielles, et le nombre d’heures d’écoute ne cessa de grimper jusqu’au 15 aout 2010, jour où Anwarock fut sacrée radio prémium, dépassant largement la moyenne d’écoute imposée de 130 heures par jour.

À partir de là, la notoriété de notre station prit une ampleur mondiale ; notre nom grandissait de jour en jour, s’imposant parmi d’autres célèbres radios rock du net. Des auditeurs nous écrivaient des quatre coins du monde et des groupes de rock nous postaient leurs CD et maquettes. Mais rassurez-vous rien de tout cela ne nous a empêchés de rester fidèle à notre modeste stratégie de départ. Si Anwarock fonctionne, c’est grâce à ses auditeurs qui n’hésitent pas à proposer les chansons qu’ils ont aimées, composant ainsi l’un des plus beaux programmes musicaux des radios spécialisées. Plusieurs sites web, blogs, webzines et pages perso parlent de notre radio et s’étonnent qu’on soit marocains. C’est avec le soutien de nos partenaires que nous faisons tout pour donner à la musique Rock et Metal au Maroc, toute la place qu’elle mérite !

Comment voit-on notre troisième année de diffusion ? Inchaâ Allah ! Le plus urgent, c’est d’élargir notre équipe et de faire de nouveaux partenariats ! Le monde d’internet s’agrandit et s’actualise tous les jours, alors, pour rester dans la course, il faut travailler sans relâche ! Le référencement de la webradio, l’animation du forum en pleine croissance et bien sûr la programmation musicale, demandent toujours plus d’efforts individuels et collectifs. Maintenant que notre audience ne représente plus un problème (on a su la faire fructifier et la préserver), on a envie d’insister sur le rôle qu’on veut avoir dans notre pays le Maroc. Nous voulons servir la cause de la musique Rock et Metal en tant que véritable média marocain. Certes, on diffuse de la musique de « fou », de « drogués » et de « marginaux », mais on reste quand même avant tout une station marocaine. On profitera donc de chaque manifestation artistique inhabituelle, de chaque événement où la musique rock est annoncée pour faire notre téléphone arabe et crier fort victoire ! C’est une guerre que nous menons, mais seulement une guerre des mentalités, contre toutes ces règles préétablîtes à notre insu.

A.

 

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mer.

01

juin

2011

En téléchargement halal

Marocains accros au téléchargement illégal, gardez la conscience tranquille ! Je ne dis pas que le téléchargement frauduleux soit quelque chose de bien, mais sachant que l’on n’a même pas la possibilité de régler l’achat d’un T-shirt sur internet avec nos cartes bancaires au fonctionnement limité, dans le cas où l’on procède un compte en banque, le combat contre le piratage est difficilement défendable.

Pour les gens trop honnêtes, c’est en effet un vrai parcours du combattant entre le fait de se procurer un compte en devise, et de trouver une personne avec une adresse dans un pays livrable (à croire qu’il n’y a pas de service postal au Maroc) puis d’attendre l’été le retour de cet aimable émigré, on a le temps de changer 3 fois d’avis. Dans tous les cas, on sait très bien que le plus grand nombre des personnes addicts au téléchargement sur le net appartiennent à l’épaisse tranche d’âge des 12-25 ans. Des jeunes et des adolescents qui n’oseraient pas emprunter la carte de papa ou de maman pour se payer le dernier album d’In Flames, de peur qu’ils s’intéressent de trop près au contenu intime et sulfureux de leur ordinateur. C’est en faisant un petit tour dans les rares magasins de disques implantés au Maroc, qu’on fait rapidement le constat d’une autre triste réalité : Les nouvelles sorties musicales internationales dignes d’intérêt, coutent entre 150 et 300dhs (environ 10 à 25 €), soit plus ou moins 10 % du SMIC marocain ! À la base, les anciens disques en vinyle revenaient plus chers à la fabrication que les actuels compacts disques. « Pourquoi alors ces derniers coutent-ils affreusement plus cher que leurs ancêtres ? » S’alarme le pauvre collectionneur mélomane. On nous haranguera qu’aujourd’hui les artistes perçoivent plus de royalties, comme si le groupe The Vaccines était meilleur que Jethro Tull ! C’est que les majors n’acceptent pas que leurs protégés se contentent de vivre décemment, il faut qu’ils fassent parties des milliardaires de ce monde ! En tout cas, pour un Marocain amoureux de musique, avec ou sans travail, le calcul est rapide à faire et l’équation lui paraît comme une identité remarquable, tellement elle est évidente. Le prix d’un seul petit CD audio original est égal au prix d’achat de 160 gigaoctets en disque dur, soit de quoi égarer pas moins de quarante mille chansons « gratuites » au format MP3 ! D’après le théorème de Faussaire (toute copie équivaut à son originale), le Marocain s’exclame : « Qu’il reste là où il est le vieux guitariste de Pablo Picasso, contentons-nous d’une bonne réplique du tableau ! » et empoche sans faute les deux points de l’exercice de maths tout en s’esquivant rapidement du Virgin Mégastore.

Économiquement et écologiquement parlant, il semble qu'une webradio dont l’écoute est gratuite représente une réelle solution pour limiter la casse. Les médias en libre streaming sur internet sont en effet une véritable bénédiction pour tous les gourmands de culture et de savoir. En ce qui concerne Anwarock, on est fier de servir nos nombreux auditeurs grâce à la multitude des morceaux diffusés 24 heures sur 24. Au moins sur notre station marocaine notre public est sûr d’écouter légalement un contenu musical de qualité, méticuleusement choisi par nos programmateurs assidus et incluant même ses propres propositions s’il le souhaite. C’est parce que nous piochons dans le rockabilly des années cinquante autant que dans les classiques du genre, et que nous dénichons les derniers cris de la Pop-rock et les hurlements du Metal, que vous pouvez vous délecter du meilleur de la musique « Halal » en variant votre écoute et en élargissant vos connaissances ! Au contraire pour ceux qui s’entêtent à télécharger des discographies entières de n’importe quel artiste tout en sachant très bien que jamais ils n’auront le courage de faire le tri, montrent des signes de possessivité maladive. Nous même au studio, on ne peut guère prétendre qu’on est en possession de tous les titres rock. Quel sens y a-t-il à vouloir tout avoir, là, copié sur son ordi ou son mobile ? Nombreux sont ceux qui ne savent même plus ce qu’ils écoutent, et zap dans une schizophrénie totale du Chaabi au Hip-hop. Les morceaux s’entassent et finissent par saturer leur espace virtuel. Mais à qui la faute ? Pourquoi nous vend-on des espaces de stockage toujours plus grands ? N’est-ce pas pour y cacher le butin de nos razzias des downloads ? Mais malheureusement comme pour les livres, plus on en a, moins on lit.

Bien évidemment, le temps qu’il faut pour écouter toutes les chansons rock dépasse largement la durée de notre passage dans cette vie ! Par exemple, rien que pour écouter les albums studio de Bob Dylan, sans compter ses nombreux concerts avec leur lot de chansons inédites, il nous faudrait 29 heures et 43 minutes non-stop, et le monsieur est toujours aussi vivant que productif ! Après, je ne sais pas combien il existe de musiciens solos et de groupe dans tous les genres du rock à travers le monde ; des milliers et des milliers sans doute !

Conscients que jamais on ne pourra tout cerner dans la musique, nous essayons de rester fidèles à notre style rock, tout en renouvelant et en actualisant notre matière musicale. Nous ne risquons pas de tomber en rupture de stock, mais nous ferons toujours primer la qualité sur la quantité.

A.

 

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dim.

01

mai

2011

Baissez un peu le volume !

On dit : « jamais deux sans trois », mais bon, je m’éloigne un peu de la politique pour ce troisième numéro de l’éditorial avant d’être taxé d’agitateur dans ces moments critiques que vie notre pays avec ce foutu attentat qui risque de freiner l’enthousiasme du Maroc dans tous ses élans de réformes. Dans cette tribune, on n’essaie pas de rivaliser avec Mikael Blomkvist du journal suédois Millénium ! Anwarock n’est qu’une webradio marocaine de musique Rock et Metal. D'ailleurs, je me dois de clarifier ces trois mots apparemment très nouveaux pour certains lecteurs qui nous ont envoyé des e-mails inquisiteurs, alors qu’ils auraient pu ajouter tout simplement un commentaire à ce blog.

Premièrement : « Ce n’est qu’une webradio » c'est-à-dire qu’on n’a ni la chance de toucher les grandes masses populaires ni le privilège d’émettre sur les ondes FM ou MW, mais que nous diffusons exclusivement sur internet. Combien sont les Marocains procédant une connexion haut débit ? Trop peu sans doute ! Nos statistiques de diffusion ont malheureusement démontré que notre audience en dehors des pays de l’Amérique et de l’Europe, reste très anecdotique dans les pays en voie de développement comme dans notre royaume. Cela justifie d’ailleurs l’utilisation de la langue française pour notre forum de discussion et notre site web afin d’élargir notre lisibilité à tous les francophones du Monde. À ce propos, anwarock.com rencontre bizarrement beaucoup de difficulté à être référencé parmi les médias dans les annuaires marocains ! Je rassure donc les conservateurs de je ne sais quoi, que la portée d’Anwarock étant très faible, car limitée à quelques foyers des classes marocaines riche et moyenne, et encore il faut qu’ils soient fans de rock, ne fera jamais de vague et ne dérangera pas l’ordre établi ! Depuis quelques années, les radios FM « libres » se sont multipliées dans nos villes et régions sans que cela ramène du nouveau ! Elles sont toutes des copies conformes au schéma de leurs ainées, les anciennes radios du gouvernement récemment « privatisées » offrant de la musique en vrac et des programmes édulcorés. Ces stations stationnent, alors que la musique que nous proposons sur Anwarock sonne fort et klaxonne bruyamment au risque de se faire entendre malgré notre infinie discrétion. Comme au souq aux légumes, c’est celui qui cri le plus fort qui rameute le plus de gens. En tout cas sur nos ondes, on ne raconte pas de salade et seules les six cordes donnent la réplique aux sept notes musicales dans une parfaite harmonie.

Ce qui m’amène au deuxième point à clarifier : le mot Rock, ce genre musical que plusieurs personnes renfermées et vieux jeu appréhendent ou détestent, alors qu’ils se laisseraient volontiers, dans une parfaite schizophrénie, bercés par un Hotel California des Eagles ou un Please Forgive Me de Bryan Adams. « Mais non ! Ce sont des ballades et pas du rock ! », nous répondraient-ils trahis. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’un chanteur de rock ne se sente pas obligé d’être un mielleux sentimental pour plaire et préfère plutôt laisser ce bizness aux adeptes de l’art made in orient victime de toutes les censures. Les musiciens de rock s’écorchent les mains en piochant dans d’autres thèmes, peut-être moins drôles, mais qui nous concernent tout autant, comme : l’échec social, l’exclusion et la haine de soi par exemple ! Oui, nos artistes locaux savent aussi incarner ce genre de thème, et toucher des mélomanes de par chez nous.

N’ayant rien à voir avec la matière physique, mis à part sa sonorité métallique, le mot Metal dans la musique, troisième et dernier mot à définir ici, est cette forme un peu plus soutenue dans l’expression artistique du rock, avec encore plus d’énergie dans l’exécution et plus de courage à aborder les vrais tabous comme la mort, la théologie, ce que l’on craint ou ce que l’on vénère, tout y passe. Cette musique considérée comme sauvage et primitive chez nous fleurie dans les pays les plus raffinés et les plus civilisés du globe tels que le Royaume-Uni ou les pays nordiques… Mais de quoi faut-il avoir peur ? Le Metal est interprété d’une façon spéciale et quasiment cryptée et tout le monde au Maroc ne peut pas en saisir le message. Anwarock aime cette musique et on essayera inchaâ Allah, de programmer les plus grands titres pour les amoureux de cette matière métaphysique et pour tous ceux qui cliquent sur le bouton play de la webradio marocaine.

Allez ! Enterrons la hache des Vikings et restons à l’écoute du bon son des guitares !

A.

 

P.-S. Baissez un peu le volume, car on ne sait jamais qui on a comme voisin !

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ven.

01

avril

2011

Les cowboys qui parlaient français

Amateurs de jeux vidéo, de mangas et d’animés japonais, pas d’inquiétude, une nouvelle source d’inspiration vient d’ébranler l’univers des auteurs nippons : les événements terrifiants qui sont en train de se produire au Japon ne sont pas sans rappeler certains scénarios post apocalyptiques de dessins animés.

Je pense à cette magnifique série animée « Conan, le fils du futur » du maître Miyazaki, parue dans la fin des années soixante-dix. Dans un monde partiellement englouti, une seule personne connait encore le secret de la source d’énergie intarissable dont la puissance avait mené l’humanité au désastre…

 

Je reviens vous toucher un mot de politique pour réparer un mal : tout d'abord, je me suis planté profondément à propos des Yankees qui étaient sensés venir délivrer le peuple libyen ! Ce ne sont pas des Américains comme je l’avais prévu, mais des Français qui ont débarqué pour mettre leur grain de sel de Guérande dans l’avenir proche de ce pays arabe. Nous voilà tous rassurés, on ne va pas nous resservir le tiède scénario irakien. Rappelez-vous cette comédie dramatique où des jeunes Mexicains, fraichement stallonisés, partaient à la recherche d’armes de destruction massive, qui ressemblaient plus aux fameux mirages qu’observe le voyageur assoiffé au milieu du désert. Non, non, vraiment ce sont des idées obsolètes ! Dans ce remake à la française, c’est un peu différent ! Il ne faut pas tuer le grand méchant loup, mais juste l’empêcher de faire un peu trop peur à ses persécutés de longue date, histoire de faire durer le spectacle et tenir les spectateurs hébétés jusqu’au climax. Car la réussite du film peut compter sur une croisade terrestre, dans le plus pur style de cape et d’épée, un genre dans lequel les réalisateurs français excellent.

Porté par un vent de rafale, le choix du décor libyen, avec ses vastes déserts, ses cavaliers, ses campements, est un investissement payant ! Quelle erreur cela aurait été que de choisir la Côte d’Ivoire, l’autre candidat en lice. En effet là bas rien qui puisse faire rêver ; les auditions de l’acteur Ouattara ne se sont pas révélées très convaincantes, et surtout on n’a pas encore trouvé de pétrole. Pas d’inquiétude donc, ce très long métrage est bien partie pour rapporter des millions aux box et à l’office ! Car les cowboys francophones sont sur le point de devenir les mentors des nouveaux hommes d’état libyens, futurs fournisseurs en or noir. Les infirmières bulgares se chargeront de leur installer la nouvelle perfusion et pourront enfin les débarrasser de leurs vieilles transfusions algériennes noirâtres et nauséabondes.

A.

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mar.

01

mars

2011

Réveil arabe

Nous sommes une webradio de musique rock et nous ne faisons pas dans la politique, mais rien n’est immuable, et actualité oblige, le premier numéro sera consacré au monde arabe qui se réveille, à moins que ce soit du somnambulisme, nul ne le sait encore.

Historiquement, les peuples arabes se soulèvent dans les alentours des mois d’octobre. Pour 2011, ils s’y sont pris un peu plus tôt ! C’est peut-être parce qu’ils ont du khoubz sur la planche ! Mais on n’a jamais manqué de pain Alhamdou Lilah, comme on dit par chez nous !

Benali a été pris par surprise, et a écourté son séjour touristique de vingt-quatre ans tout frais payés ! Que pouvait-on lui souhaiter de mieux, puisqu’il s’est enfin débarrassé de sa vieille peau de femme, cette dernière étant trop occupée à distribuer des souvenirs de Tunisie, et qu’il a rejoint la terre sainte, l’endroit idéal pour se repentir !

Moubarak Ier quant à lui, a résisté un peu plus, mais son armée n’a pas voulu le cautionné (en tant que voisin d’Israël, il serait dangereux de gâcher ses munitions) et sans armes, impossible de fermer la grande gueule des représentants (d’après eux) du monde arabe ! Le film de la révolution sans Adel Imam était bon quand même. Mais leurs feuilletons se regardent bien aussi et ils n’en sont qu’à leur deuxième saison : il leur faut encore dégoter un successeur qui ne soit ni un frère, ni un ancien CIA ou un futur Mossad ! Les Égyptiens n’en reviennent pas d’avoir embaumé le pharaon sans incantation, sans magie noire juste un peu de Googla cadabra et bye bye papy !

Kadhafi le gâteux, victime d’insolation à 50 °C sous sa tente au milieu du désert entouré de ses gardes féminines très rapprochées, ne peut que se féliciter d’avoir misé sur son Arsenal même si son fils a préféré investir dans la Juventus ! D’après le colonel, avoir plus de soldats que d’habitants civils, c’est la bonne stratégie pour maintenir la paix ! Mais le peuple libyen lobotomisé par Al-Jazeera aime faire l’actualité et passer à la télévision ! Leur chaine nationale peut enfin diffuser autre chose que le one-man-show du roi des Nations « unies » d’Afrique. Les habitants de cette région du monde redoutent quand même un peu l’arrivée des super sauveteurs américains, car après on ne sait plus comment les remercier assez pour qu’ils rentrent chez eux !

Allez Kadhafi, la file d’attente est longue… et il faut autre chose que de la musique d’ascenseur pour faire patienter ces messieurs les présidents !

 

A.

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