Rammstein poursuit l’Allemagne en justice!

Rammstein MOROCCAN METAL RADIO

 Selon le site de la chaine d'information Deutsche Welle, le groupe de metal industriel allemand Rammstein poursuit l'État germanique en justice et réclame 66000€ de dommages et intérêts pour avoir censuré son album "Liebe Ist Für Alle Da", pendant six mois en 2009.
 Le Département Fédéral Pour Les Media Nocifs Aux Jeunes Personnes, Bundesprüfstelle Für Jugendgefährdende Medien, en Allemand, ou BPjM est chargé d’identifier tous les types de créations, que ce soit littéraires, cinématographiques, musicaux, les jeux vidéo ou sites web qui pourraient être considérés nocifs pour les jeunes gens et de les indexer dans une liste de censure. Lorsqu’un document apparaît dans cette liste, il n’est plus possible d’en faire la publicité et ne peut plus être vendu que sous certaines conditions très strictes!
 En 2009, le BPjM avait décidé que la chanson "Ich Tu Dir Weh" ainsi que des images dans le livret de l’album brutalisaient les jeunes et étaient immorales! L’album a alors été entièrement indexé. Le claviériste du groupe avait alors réagit auprès du journal Bild Am Sonntag: "Il n’y a rien de plus dans cet album qui pourrait être mal interprété que dans d’autres albums de Rammstein. Pourquoi maintenant et pourquoi ça? Je présume qu’un des examinateurs doit avoir une fille qui l’embête en mettant RAMMSTEIN à plein volume!".
 Six mois plus tard, l’album était désindexé, la classification ayant été décrétée illégale car la décision n’avait pas pris en compte la liberté artistique. Le tribunal a déterminé que la violence dépeinte de façon exagérée et martiale était une marque de fabrique des musiciens et que ces genres de représentation était si déformés qu’ils ne pouvaient pas être considérés comme des excès de violence réalistes.
 Rammstein affirme avoir dû détruire ou entreposer 85000 exemplaires de l’album, suite à cette classification et demande réparation. Le dossier sera examiné cet été par le tribunal où les six membres du groupe ne sont pas obligés d’être présents.

Écrire commentaire

Commentaires : 0