Le metal, un vrai business et une niche très rentable!

Rock or bust RADIO MAROC

 Le journaliste Jamal Henni de la chaine BFM Business a livré une petite étude sur la musique metal: "Le festival Hellfest est devenu le premier festival musical de France grâce à des fans assidus et dépensiers! Décibels assourdissants, paroles virulentes, looks étranges, dédain des radios, mépris de la presse... La musique heavy metal a -délibérément- une mauvaise image. Pourtant, elle se porte bien!
 "Rock or bust" du groupe de hard rock australien AC/DC a été le septième album le plus vendu de 2014, avec 2,7 millions de copies, selon l'IFPI! Et lors de sa sortie en septembre, le disque "The book of souls" du groupe de heavy metal britanique Iron Maiden s'est placé en tête des hits parades dans 24 pays! Mais ce sont surtout les concerts qui se sont développés ces dernières années, car les metalleux apprécient particulièrement le live!
 Paris propose ainsi presque un concert de metal chaque soir. Mais la scène reste dominée par le Hellfest, qui se tient chaque année en juin à Clisson en Loire Atlantique. Avec 150.000 festivaliers, c'est le second festival français derrière les Vieilles charrues! Mais le Hellfest les dépasse en terme de budget: 16 millions d'euros pour sa dixième édition en 2015! Ce budget, financé par les entrées, avec un pass vendu 189 euros pour trois jours. 'Le Hellfest est le festival le plus cher, et de loin, faute de subventions', relève son fondateur Benjamin Barbaud. Toujours en juin, une semaine avant le Hellfest, se tiendra à l'Hippodrome de Longchamp la première édition française du festival Download, déclinaison du festival britannique créé en 2003. Une initiative de l'américain Live Nation, le leader mondial de l'organisation de concerts. Le pass pour trois jours est vendu 148,5 euros.
 Autre caractéristique du metalleux, c'est un grand fan, donc un gros acheteur de produits dérivés, notamment des T-shirts des concerts. 'Dans le metal, les groupes vendent aujourd'hui plus de T-shirts que de CD', selon Laurent Lefebvre, directeur de Bass Productions. 'Aux dires des vendeurs des stands de merchandising, les paniers moyens sont assez élevés, plus qu’au sein d’autres familles musicales', pointe le sociologue Fabien Hein! Vous l'aurez devinez, contrairement aux idées reçues, le metalleux est donc plutôt aisé pour pouvoir assouvir sa passion! 'Si le lien entre musiques metal et classes populaires est présent aux États-Unis, c’est moins le cas en France. Les études montrent même plutôt un profil de type bac+2 ou 3, inséré socialement, en emploi, donc disposant d’un capital économique', relève Fabien Hein. Et, parmi ceux qui viennent au Hellfest, 'il y a environ deux tiers d'hommes, entre 20 et 35 ans, plutôt issus des classes moyennes. On peut rencontrer des professeurs, des professions libérales, des policiers, militaires, des travailleurs sociaux… En revanche, le monde ouvrier est peu représenté. C'est un public intégré', abonde Corentin Charbonnier, auteur d'une thèse sur le festival! Autre caractéristique, toutes les générations sont représentées, des jeunes comme des quinquas, qui étaient jeunes dans les années 70 lorsqu'en né le metal! Dernière caractéristique, le metalleux est plutôt un provincial! '80% des concerts se passent dans la moitié nord du pays, avec une forte représentation de l'Est. C'est probablement une influence de l'Allemagne et du Benelux, beaucoup plus adeptes de metal', souligne Nicolas Giraudet, tourneur chez Rage Tour!".

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Commentaires : 6
  • #1

    Happy Rock shop (jeudi, 07 janvier 2016 00:05)

    Oui mais les anciens albums d'ACDC on les trouve soldés à 4 € dans les boutiques !

  • #2

    Vanessa Loowoman (jeudi, 07 janvier 2016 10:53)

    c'est vrai que pour adopter un look vestimentaire metal ou gothique ça coute vachement cher surtout pour les filles ! de leur coté les autres fans de pop de rap d'electro de musique classique et autres genres musicaux n'ont aucun investissement à faire ;)

  • #3

    Antoine L (jeudi, 07 janvier 2016 13:52)

    La "classe populaire" aux Etats-Unis qui va aux concerts et festivals métal ou rock a, à mes yeux, un niveau de vie qui n'est pas le même que celui de la classe populaire française, il suffit de voir les prix des festivals là bas, c'est pas triste. Et ça ne les empêchent d'arriver sur les lieux de festivals avec Harley et autres pick-up bien cher. (Après niveau il y a les possibilités d’endettement qui sont différentes là-bas mais bon).
    Pour avoir fait quelques concerts et festivals l'année dernière aux USA et aux Canada, c'est exactement le même type de public que j'ai pu rencontrer.
    Comme vous le dites ce sont beaucoup de passionnés qui, pour ceux qui en ont moins les moyens, n'hésitent pas à mettre de coté pour faire le festival qu'ils aiment au lieu de partir en vacances dans un all-inclusive. (chacun sa façon de décompresser)

    Après si les ouvriers du nord de la France ne viennent pas en masse dépenser leur argent dans le monde du métal, c'est probablement pour des raisons culturelles, et ça ne les empêches pas de dépenser des sommes toutes aussi importantes lorsqu'ils vont voir Johnny ou d'autres artistes, plus franchouillards que ceux que l'on retrouve sur la scène métal.

    Pour ce qui est du mépris de la presse mentionné au début de l'article, je n'ai pas ce sentiment, il y a pour sûr un élan "non conformiste" qui pourra avoir tendance à rejeter une certaine "presse" mais qui saura reconnaître le journalisme de "qualité". (Ou en tout cas qu'il lui parle plus)

  • #4

    Gabriel H (jeudi, 07 janvier 2016 21:38)

    Je suis assez d'accord avec l'article. Des tas d'études sociologiques sur les métalleux français depuis une dizaine d'années montrent effectivement cette tendance. Des personnes avec des niveaux de diplômes plus élevés que dans d'autres genre musicaux qui ont les moyens pour en tout cas une partie significative d'entre eux.

  • #5

    Gabriel H (jeudi, 07 janvier 2016 21:45)

    la scène du nord ouest de la France Bretagne/pays de Loire est assez conséquente également notamment sur Rennes (grâce à l'association Rennaise Garmonbozia nationalement connu de nos jours) et Nantes. Quelques concerts aussi sur St Saint-Nazaire, Caen, Angers, Vannes.

  • #6

    Kris (jeudi, 07 janvier 2016 23:43)

    Bien dit Antoine,
    Pourquoi vouloir analyser à tout prix et coller des étiquettes là où il n'y a que de la passion ? Et des passionnés, même pauvres (n'ayons pas peur des mots) sont capables de se saigner aux 4 veines pour se payer un CD ou un T-shirt (je sais de quoi je parle). C'est évidemment un gros business mais tant qu'il y a de la qualité où est le problème ? Je crois que des groupes comme AC/DC ou MAIDEN (et bien d'autres) qui sillonnent la planète depuis bientôt 40 piges à cravacher comme des chiens ont quand même gagné le droit de bien gagner leur vie. Et encore, je pense que la prod et les organisateurs de tournées font de belles marges sur le prix des billets... and so what ? Tout le monde est content au final, les fans ont des concerts fantastiques (certes assez chers mais quand on voit la qualité du HELLFEST et leur souci du détail...) les groupes et les organisateurs gagnent bien leur vie (et font gagner de l'argent aux commerces locaux car je ne pense pas que les commerçants de Clisson se plaignent, sans parler des emplois créés pour l'occasion. Alors où est le problème si tout le monde est content ? Alors arrêtons de nous branler la nouille ! De plus, ce que je trouve très bien, vu qu'une large majorité télécharge plus ou moins (il)légalement la musique, le seul moyen de gagner de la thune pour les petits groupes de nos jours, c'est de faire des concerts, ce que tous les métalleux kiffent !
    Après pour être franc, ce qui me casse les couilles c'est le Download qui se pointe à Paris. Ca fait plus de 10 ans que les mecs du HELLFEST se crèvent le cul en prenant tous les risques (parce que c'était quand même pas gagné) et ces enculés se pointent la gueule enfarinée avec leur festival (même têtes d'affiches), une semaine avant le HELLFEST ???!!! Alors eux, c'est clair, ils sont pas là pour enfiler des smarties dans des tubes en PVC. C'est la plan thunes total. En cherchant sur la toile, j'ai découvert que les organisateurs du Download sont une boite anglaise : Live Nation UK, elle même une ex filiale de Clear Channel (Multinationale américaine). Moi, je tire mon chapeau à Benjamin Barbaud parce que lui, c'est un passionné, je suis sûr qu'il s'endort la tête pleine d'emmerdes et qu'il se lève tous les matins avec le barreau en pensant à ce qu'il va faire de sa journée. On devrait lui ériger une statue ! Tiens, juste pour rire, j'aimerais bien voir la gueule du patron du Download. A mon avis, il écoute autant de Métal que moi de la Salsa. Au moins je consomme français. Allez, on se retrouvera sûrement à Clisson, je devrais pas être trop loin du Kingdom of Muscadet :-D