Staind

pochette break the cycle
Break The Cycle 2001

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    Karim Aboulkassem (dimanche, 27 septembre 2009 10:28)

    Ce qui est génial dans cet album c'est le jeu de la basse. ça donne un effet triste et délicieux. Les notes de la baterie sont bien dosées quand au chant, il est trés trés beau.
    9/10

  • #2

    Undertacker (samedi, 30 avril 2011)

    Inconnu du bataillon avant la sortie de Break The Cycle, Staind est un quatuor issu de la même ville que la légendaire famille Simpson. Si cette dernière arrive à nous faire rire à la moindre réplique, le groupe quant à lui, se veut moins efficace dans sa profonde mélancolie. Suivant les traces de Cold qui est, avec Creed, à l'origine du post-grunge métal, Staind fut qualifié sans scrupules de «groupes à minettes» par bon nombres de personnes et même par la critique, et il est vrai que le combo a souvent tendance, surtout à cause de la présence d'Aaron Lewis au premier plan, à jouer avec nos nerfs par son côté mielleux qui déroge au concept du Métal censé faire headbanguer un minimum.

    Mais en 2001, après avoir été reconnu par l'insupportable Fred Durst qui les signe dans sa maison de disques Flip Records et qui lui présente un des producteurs les plus sollicités du moment, Josh Abraham (30 Second to Mars, Orgy, Static-X), Staind pond ce qui sera son plus gros succès, Break The Cycle. Sorti en plein dans l'apogée du nü-métal, ces chansons à caractère doux ont fait l'unanimité aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe. Alors faut-il vraiment cracher sur ce groupe à l'identité finalement marquée? La réponse est non, car malgré tous ces éléments qui feraient mourir de rire n'importe quel amateur de black métal, la qualité est bien là où on ne l'attendait pas spécialement au départ.

    Le premier single ayant squatté durant des semaines la première place du hit-parade est «It's Been Awhile», un morceau taillé pour faire pleurer la nana en quête de certitudes mais que la beauté du clip est arrivée à rendre crédible. En ce qui concerne le reste, même si l'ensemble s'écoute d'une traite et sans réelle envie d'aller envoyer bouler le disquaire qui vous a assuré que ce disque allait vous botter le derrière, les morceaux efficaces sont autant présents que les plages sans intérêt. Par exemple, après l'entrée en matière prometteuse que forme la paire «Open Your Eyes/Pressure», l'amertume commence déjà à prendre position avec un titre qui porte merveilleusement son nom, «Fade», dont le refrain pourtant bien trouvé n'arrive pas à relever une absence d'intensité instrumentale. Pareil pour «Change» et «Waste» qui n'ont pas d'autre rôle que de combler l'espace de leur cruel manque de consistance. Mais bon, il ne faut pas en rester là, parce qu'il y a tout de même une «Can't Believe» et une «For You» qui sont là pour nous rappeler que Staind est bien un groupe de métal alternatif. Gros riff respectif, ambiance sombre, l'ennui n'a pas encore tout à fait trouvé sa place, que la très jolie pseudo-balade «Outside» parvient à balayer définitivement.

    Comme il a été énoncé plus haut, la musique de Staind est principalement focalisée sur le chant mélodieux d'Aaron Lewis souvent en demi-teinte, rarement juste quand il s'agit de pousser un chouilla dans les aigus, mais tout à fait potable dans le registre «c'est l'heure du suicide collectif». Dix millions d'exemplaires vendus, une renommée internationale aussi bien avantageuse pour le groupe que dévalorisante pour le métal selon les puristes, bref un petit plaisir qu'il serait dommage de négliger pour l'image qu'il a pu transmettre.