Chapitre 14
- Terre soulagée.
- Remercie le fossoyeur, enchainait la salle.
- Cris ! Pleure !
- C’est L’heure, hurlait le public.
- Œil pour œil !
- Dernier clou dans ton cercueil, répliquaient les spectateurs déchainés par la vue du sang.
- Et j’en ferais mon deuil.
- Disgracié !
- Aucune pitié, clamait la foule.
- Mortel !
- Ton châtiment éternel.
- Et long feu à ma haine charnelle !
- Paternel de ta mort
- Sur mon livre d’or
- J’ai clôturé le score
- Sans commettre d’erreur
- Par le nom du tueur :
- D’Iris Laurence.
- Allez !
- Chantons pour elle,
- Chantons pour cette âme !
- Pour apaiser ses flammes, chantait le public.
- Justice ce soir !
- Victoire !
- Gloire !
- Épaisse fumée noire, s’époumonèrent toutes les personnes présentent dans la salle dans une explosion d’euphorie et de fumigènes.
Jamais le rockatcheur n’avait aussi bien chanté. Jamais Malakalmauth n’avait été aussi présent sur scène avec autant de force et de charisme. Le public présent pouvait se vanter d’avoir été les témoins de l’un des plus grands phénomènes à la fois sportif et artistique. Un catcheur chantait ses victoires, un rockeur se battait pour la justice. Il avait conquis des millions de cœurs en un temps record. Au temps des premières années où il avait débuté dans l’ombre et la clandestinité, il évoluait dans ce qui ressemblait à de l’Ultimate Fighting. Ce temps-là était à présent révolu et l’épaisse fumée noire s’était dissipée, pour que l’ange de la mort puisse sortir en plein jour et devienne un emblème, une mythologie vivante pour des générations trop longtemps privées de grand héron. Et la fumée s’était bien dissipée ce soir-là et à la surprise de tous Malakalmauth était resté sur scène le micro porté du bras gauche vers le ciel ! Le catcheur était planté au milieu du ring comme un vieux chêne seul sur une colline. Les spectateurs qui avaient pris l’habitude de se défouler après le show demeurèrent pétrifiés. Un silence assourdissant s’installa dans la salle, alors que tout le public avait été transformé en statues de pierre sous le regard hypnotisant de la méduse. Ce n’était plus Malakalmauth, et un instant on crut presque entendre les sifflements des serpents sur sa tête. Le mauvais sort ne dura cependant que quelques secondes. Soudain, un homme surgit près du ring et cria de toutes ses forces :
- Te voilà ! Je te tiens !
Il braqua son arme et tira à maintes reprises. Clif Deepurp depuis sa sortie de l’hôpital n’avait jamais abandonné l’idée d’en finir avec sa dernière enquête. Sans qu’on ait eu le temps de l’arrêter, il vida son chargeur et transforma le corps de Malakalmauth en sac de billes. Le policier se précipita vers la dépouille du rockatcheur et chercha à le démasquer, mais ses mains s’embourbèrent dans un jus rosâtre de cervelle et de sang. Écœuré, Clif essaya de retenir en vain sa nausée. Il se vomit dessus, salissant son manteau, sa chemise blanche et son badge. Il avait par mégarde, laissé tomber son arme dans une marre rouge et visqueuse où il glissa en rampant pour la récupérer.
4 Commentaires
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#1
c'est bien fait, la fin est un peu longue,
mais ça fait plaisir, a quand la suite -
#2
Je suis rompue, cette histoire me fait vibrer, comme Malakalmauth...J'espérais un clif Deepurp un peu moins maladroit et plus sage comme le devrait être tous les bons policiers...Mais existent t-ils ?
Continu ! encore et encore de ces nouvelles si animées... Bravo ! -
#3
C'est Karim qui prendra la relève!
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#4
Bravo Anouar et merci pour cette belle histoire qui m'a coupé le soufle j'espère que Karim et Neipi seront ensemble bientôt! Allez s'il te plais donnes nous suite à ce chef d'oeuvre!

